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MAJ – MAI 2026
Facturation électronique de quel équipement votre entreprise a-t-elle besoin ?
À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques. Pour beaucoup, la question qui se pose immédiatement est : faut-il changer de logiciel ? Pas nécessairement, mais il y a une vérification à faire en priorité.
Avant tout : comprendre ce que la réforme impose vraiment
Une facture électronique, ce n’est pas un simple PDF envoyé par mail. C’est une facture créée dans un format normé (comme Factur-X, UBL ou CII), lisible automatiquement par les logiciels, et transmise via une plateforme certifiée par l’État.
Concrètement, chaque entreprise devra passer par une plateforme agréée pour recevoir (1er sept. 2026) puis émettre (1er sept. 2027) ses factures électroniques, ou déclarer ses données. C’est le passage obligé de la réforme, quelle que soit votre situation.
Vous avez déjà un logiciel ? Vérifiez sa compatibilité
C’est la première chose à faire, et c’est la plus importante. Beaucoup d’entreprises ont déjà un logiciel de facturation, une caisse, un ERP ou un outil métier. La bonne nouvelle : si votre logiciel est mis à jour pour être compatible avec la réforme et qu’il peut émettre et recevoir des factures au bon format, vous pouvez continuer à l’utiliser.
Pour cela, votre logiciel doit remplir deux conditions :
- Produire des factures dans un format normé (Factur-X, UBL, CII) ;
- Être connecté à une plateforme agréée, directement ou via une solution intermédiaire.
Comment le vérifier ?
Rapprochez-vous de votre éditeur de logiciel. Demandez-lui explicitement si sa solution sera conforme avant le 1er septembre 2026, et via quelle plateforme agréée elle sera connectée.
La Direction générale des finances publiques a mis en place des labels officiels pour vous aider à identifier les acteurs de confiance.
Ne changez rien tant que vous n’avez pas cette réponse. Dans beaucoup de cas, une simple mise à jour suffira.
Votre logiciel n’est pas compatible (ou vous n’en avez pas)
Si votre logiciel actuel ne peut pas évoluer, ou si vous n’en avez pas, deux options s’offrent à vous :
Option A – Changer ou ajouter un logiciel de facturation compatible
Vous choisissez un nouveau logiciel qui intègre nativement une connexion à une plateforme agréée. Ces plateformes agréées assurent la transmission et la réception des factures électroniques entre les différentes entreprises, et transmettent les données de facturation à l’administration fiscale. Tout se fait depuis votre outil, sans démarche supplémentaire.
Option B – Utiliser directement une plateforme agréée
Si vous n’avez pas besoin d’un logiciel complet, vous pouvez saisir et recevoir vos factures (et les transmettre en septembre 2027) directement depuis l’interface d’une plateforme agréée. La Direction générale des finances publiques a publié une liste de 101 premières plateformes agréées, consultable sur impots.gouv.fr. Certaines proposent des accès à coût modéré, adaptés aux petites structures.
Les échéances à retenir
Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) doivent émettre des factures électroniques dès le 1er septembre 2026. Les PME, TPE et micro-entreprises bénéficient d’un délai supplémentaire jusqu’au 1er septembre 2027. Mais toutes, sans exception, devront être capables de recevoir des factures électroniques dès 2026.
Ce qu’il faut retenir
- La première étape est de vérifier si votre logiciel actuel sera compatible : contactez votre éditeur dès maintenant.
- Si oui, une mise à jour suffira probablement.
- Si non, des solutions existent pour tous les profils — avec ou sans logiciel.
- Attendre la dernière minute comporte des risques : sans plateforme choisie ni outil compatible, vous risquez de ne plus pouvoir émettre ou recevoir de factures, ce qui peut paralyser votre activité.
→ Le conseil Picpus : commencez par poser une seule question à votre éditeur : « Votre logiciel sera-t-il conforme à la réforme de facturation électronique au 1er septembre 2026, et via quelle plateforme agréée ? » La réponse à cette question détermine tout le reste.